Archives de Catégorie: Tangerine

Magnolia

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Les femmes se fanent les fleurs jamais

La Ville: Rose de lampadaire éclose

S’exhale en lumière parfumée.

Dans le dernier métro et puis dans les allées

Des taxis silencieux aux ombres des pavés

J’ai aimé

Les femmes se fanent les fleurs jamais.

 

Mille fois j’ai cru voir des regards

à travers les vitres des supermarchés

Mille fois j’ai croisé d’incroyables reflets

des flammes prêtent à fondre!

Les femmes se fanent les fleurs jamais.

 

Du jardin nocturne au Magnolia

Les boulevards de pluie nacrés

Des bars, des trottoirs aux cinémas

J’ai aimé

Les femmes se fanent les fleurs jamais.

Le Dilettante (texte) & Tangerine (illustration)

Vagina-headed

Vagina-headed

Le grand serpent

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J’ai fixé le grand serpent,

Je lui ai chanté sa musique,

J’ai écouté ses sifflements.

 

J’ai tué le grand serpent,

Tué sa musique,

Étouffé ses sifflements.

 

Il n’est plus qu’une ligne molle, un regard plat, une onde figée,

J’ai écrasé le mouvement, la danse damnée du grand serpent.

J’ai pris son corps en écharpe, étoffe froide et mouillée,

Comme une corde autour du cou, de mon souffle fatigué.

 

J’ai tué le grand serpent, et son corps mort m’a étouffé.

Ses anneaux sur mon cou nu,

Changeant mes cris en sifflements,

Mon chaos en musique,

Mon corps en ligne molle,

Et froide, et mouillée.

 

Mon regard reptile te juge et transforme.

 

Tu as fixé le grand serpent,

Tu lui as chanté sa musique,

Tu as écouté ses sifflements.

 

Tu as tué le grand serpent,

Tué sa musique,

Et mon corps froid et mouillé change tes cris en sifflements.

Oskar Kermann Cyrus (texte) & Tangerine (illustration)

I saw something sitting on your bed

I saw something sitting on your bed

J’ai vu des boogymen surgir de centaines d’armoires de milliers de dessous de lits et d’une infinité de recoins sombres

Toujours partout ils étaient présents chaque nuits ils voulaient me souffler dans le cou me caresser la joue m’attraper la cheville me tirer hors des couvertures me piéger dans un sac s’enfuir en ricanant

Des ombres gigantesques qui hurlaient babadook qui se trainaient gluantes poisseuses hors de mon cerveau gris et poussiéreux sur le parquet de ma chambre

J’ai allumé des bougies passé des nuits blanches vendu des milliers de fois mon âme pour une nuit de répit

J’ai voulu grandir devenir fort devenir chasseur enfermer les croquemitaines et jeter toutes mes clefs j’ai échoué

Ils seront toujours là et j’ai peur pour mes rêves

J’ai peur de la nuit et des ombres glissantes

Tangerine (illustration) & Walden (texte)